[Les femmes savent rapper #4] — 47 Meow, la douce

Après vous avoir présen­té la dynamique Sian­na la semaine dernière, aujour­d’hui, c’est le calme après la tem­pête. Bien loin de la mélan­col­ie, 47 Meow nous embar­que dans son univers lan­goureux et sub­til, mêlé de sonorités RnB. Let’s go !

Douceur

Dif­fi­cile de trou­ver un titre de cette artiste dans lequel la douceur n’est pas présente. Sans ren­tr­er dans le cliché, trop sou­vent asso­cié aux femmes, 47 Meow réus­sit à mêler son style street et sa voix déli­cate. Dans son dernier pro­jet, Vau­tours, la jeune femme porte même une cagoule à fleurS, le comble de la gangs­ta, mais tou­jours avec une touche d’élé­gance. Elle par­le d’ar­gent, de suc­cès et de con­cur­rence, mais aus­si d’amour et d’ami­tié. Son flow plutôt indo­lent per­met de com­pren­dre toute la sub­til­ité de son art et nous pro­jette directe­ment dans son univers.

« Ma sœur, y a beau­coup de vau­tours, la plu­part n’en valent pas le détour, alors nique-les avec amour » (« Vautours »)

F.L.R

Sor­ti le 12 octo­bre 2017, son E.P, F.L.R, est une vraie mine d’or. Inspirée par son vécu et pleine de déter­mi­na­tion, 47 Meow n’ap­par­tient à aucun univers musi­cal déjà exis­tant, ce qui fait toute son orig­i­nal­ité. Com­posé de douze titres, son E.P est une réelle illus­tra­tion de ce que l’artiste est capa­ble de faire. Bien qu’elle abor­de sou­vent les mêmes thèmes (l’amour, la décep­tion, l’ar­gent, le futur), on ne se lasse pas de l’é­couter. Généreuse, elle laisse la place dans son E.P à Rico Bloods, le temps de deux morceaux, ce qui apporte une touche plus brute et mas­cu­line à l’album.

Anglais

Si la rappeuse est née à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis, cela ne l’empêche pas de nous faire vibr­er en anglais. Influ­encée par le jazz grâce à son père, ancien sax­o­phon­iste, l’anglais sonne comme une évi­dence. Dans son titre « No Luv », 47 Meow alterne entre anglais et français afin de par­ler de l’amour qui passe, de la détéri­o­ra­tion des sen­ti­ments et de change­ment. Thèmes que l’on retrou­ve aus­si dans son morceau « Play Games » aux sonorités très hip-hop. Dans « Aquaw­ine », un de ses titres les plus lan­goureux et sen­suels, 47 Meow rappe égale­ment en créole. Trois langues dif­férentes dans un seul morceau. Tout sim­ple­ment talentueuse.

Voici les titres cités dans l’ar­ti­cle, aux­quels j’ai ajouté un petit bonus, « L’amour & la Maille », morceau le plus intime et le plus mélan­col­ique de F.L.R :

 

 

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