[CLASSIC US] AT.LONG.LAST.A$AP, l’explosion d’A$AP Rocky.

Après le très réus­si LONG.LIVE.A$AP sor­ti le 11 jan­vi­er 2013, A$AP Rocky annonce son retour en 2015 avec un album d’an­tholo­gie en l’hon­neur du pre­mier cité. Le rappeur orig­i­naire de Harlem dévoile ain­si son deux­ième pro­jet stu­dio, qui s’est imposé comme un sérieux con­tender au titre de l’al­bum de l’année.

AT.LONG.LAST.A$AP , com­posé de 18 titres dans sa ver­sion orig­i­nale (et 20 titres pour la ver­sion japon­aise) pour une durée d’en­v­i­ron 66 min­utes de pur bon­heur audi­tif, est devenu à mon sens le plus gros clas­sique d’A$AP Rocky, ain­si que de tout l’A$AP M.O.B con­fon­du. Accom­pa­g­né de plusieurs artistes de renom tel que School­boy Q, Future, Kanye West ou bien A$AP Yams, a.k.a le meilleur ami d’A$AP Rocky, dis­paru le 18 jan­vi­er 2015 à la suite d’une over­dose de médica­ments lors d’une soirée à New-York. 

Crédits Pho­to: Xavi Tor­rent / WireIm­age file

Un contexte difficile mais rempli de surprise

En 2014, A$AP Rocky dévoile « Mul­ti­ply » qui com­posera AT.LONG.LAST.A$AP. 3 mois plus tard, le banger de l’al­bum sera libéré en l’hon­neur de « Lord Pret­ty Flacko Jodye 2 (LPFJ2) », qui a été un des sons les plus streamés du pro­jet et cer­ti­fié pla­tine aux Etats-Unis (env­i­ron un mil­lion de streams). Néan­moins, la perte de Yams entraîn­era un trau­ma­tisme chez lui. En effet, la pro­duc­tion de l’al­bum déjà entamée par ce dernier laisse plan­er un gros doute quant à l’avenir de l’album.

En mémoire de son com­pagnon, il décide de sor­tir « M »$ » en fea­tur­ing avec la légende Lil Wayne en avril 2015. À l’oc­ca­sion d’une sor­tie lon­doni­enne, Rocky fait une ren­con­tre inat­ten­due. En effet, un homme se présente devant lui tard dans la nuit et décide de lui faire une impro pour lui mon­tr­er son tal­ent. Joe Fox ne se rend pas compte de la chance qu’il vient d’avoir: tomber sur A$AP Rocky. Les deux artistes se retrou­vent alors en stu­dio dans la même soirée, où ils enreg­istreront pas moins de 5 morceaux présents sur l’al­bum, dont « Pharsyde » ou bien « Canal St. »

Cred­its pho­to: thecomeupshow

AT.LONG.LAST.A$AP, un album complet ?

Pour beau­coup, cet album manque de pro­fondeur dans les paroles. En effet, le côté drogue, sexe, ou encore fête n’as pas plu à un pub­lic qui cher­chait une explo­sion lyri­cale­ment par­lant. Néan­moins, la forme de l’al­bum est par­faite. A.L.L.A débute par l’ex­cel­lent « Holy Ghost » avec Joe Fox. Une instru assez calme avec gui­tare, de quoi nous met­tre dans une ambiance posée pour décou­vrir plein de sensations.

Plusieurs musiques divers­es et var­iées par­ticipent au mélange de lyrics qui com­pose ce pro­jet : de « Juke­box Joint » avec Kanye West, « Every­day » avec Miguel ou bien « Excuse Me ». Tout l’al­bum est une décou­verte, du turn up jusqu’à la détente en pas­sant par l’im­pres­sion d’être drogués avec le son « L$D (Love, $ex, Dreams) ». Et pour cer­tains sons, cet effet est ren­for­cé par une voix très grave, comme dans « Pharsyde » pour le pont.

 « Love on the low, love every­where I go
And I can’t face that all I need is right where I belong »
« Gave ’em Hii­iPow­er, Always Strive And Prosper
Only took a lit­tle bit of patience »
Je ter­mine mon arti­cle avec cette cita­tion provenant d » « Elec­tric Body » en fea­tur­ing avec ScHool­boy Q qui fait référence aux groupes des deux amis. Hii­iPow­er est un mou­ve­ment ini­tié par le label TDE et le groupe Black Hip­py. De plus Always Strive And Pros­per est la sig­ni­fi­ca­tion com­plète d’A$AP, qui veut aus­si dire As Dol­lars ($) As Possible.
En défini­tive,  AT.LONG.LAST.A$AP peut tout de même être con­sid­éré comme un digne suc­cesseur de LONG.LIVE.A$AP: son pre­mier album. Mal­gré ses défauts, l’al­bum est com­plet et fait vivre une mul­ti­tudes d’é­mo­tions qui per­me­t­tent de décou­vrir ou de redé­cou­vrir A$AP Rocky, qui est l’un des plus grands artistes de sa génération.

 

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